8.9.07

Je vous met ici le lien de mon nouveau blog, qui fait suite à celui-ci : http://chretiensenparoisse.blogspot.com/ Voir dans la liste des liens.

Nous ne nous serons pas aimés ici bas, comment pourrions nous nous aimés après. L'amour presse, c'est aujourd'hui qu'il faut s'aimer.

8.7.07


Grand merci à Benoît XVI


Un très grand merci à Benoît XVI. Enfin, quel bonheur. Combien ne s’y attendaient plus. Mais en fait cela va-t-il concerner notre paroisse ? Y trouverons-nous «un groupe stable de fidèles » suffisant à la rendre possible et des prêtres volontaires. Aujourd’hui, alors que l’on bricole avec les enfants et s’attardent sur eux-mêmes, il est bon de leur rappeler ainsi que dans nos eucharisties, c’est vers Dieu que l’on se tourne. Le latin nous rappel concrètement que nous sommes de l’Eglise universelle dans le sens moderne de tous une même Eglise où que l’on soit dans le monde mais sans omettre pour autant le mot Catholique qui fait penser à la fidélité avec Rome. Nous en sommes hélas réduit à des liturgies si « simplifiées » que des assistants dans la foule ayant oublié sans doute la signification de la messe en viennent à donner à manger des bananes à leur enfant au moment de la consécration. On a trop oublié le sens sacré de l’Eucharistie, en croyant peut-être participer à un pique-nique du souvenir, réduisant la consubstantiation en un geste symbolique. Des jeunes revenant s’assoir après la communion en faisant une grimace, disaient « Berk, ça a mauvais gout». Oui, nous avons besoin de redonner le sens du sacré dans la liturgie de l’Eucharistie. Nous n’avons même plus le Tamtum ergo à l’Adoration ni le Kyrie Eleison. Nous avions même fini par nous sentir si peu en union avec Rome, le P.Cartier nous dit un jour à une réunion du Rosaire où il avait amené sa guitare (il pinçait les cordes à la manière de Béard) afin que nous chantions des chants de Thérèse et tandis que l’on entendait certain d’entre nous dire « où en est notre chrétienté ? », « dans nos églises de villages, on est loin de Rome », etc. Il nous dit une phrase simple mais qui nous parue si bienvenue « n’oublions jamais que nous appartenons à l’Eglise latine ». Je me souviens d’une fois, alors que je participais un dimanche à une eucharistie, nous avions à chanter le Gloria en latin comme nous ne l’avions que si rarement l’occasion de le faire, ce fut sans doute à une messe de Pâques, j’était le seul à chanter avec bonheur ce chant tandis que dans ma rangée tous se taisaient, je ne pouvais alors contenir ma joie en priant alors deux fois (chanter, c’est prier deux fois dis Saint Augustin), je me suis entendu dire « allez vous vous taire », « en voila un qui fait sa au pape », est-ce normal ? J’en fus profondément blesser. On me disait alors, comme pour me prévenir gentiment de ne rien dire à ce sujet « le latin est mal vu par chez nous, encore plus les Traditionalistes, même le simple fait d’en parler… ». La messe du rite Saint Pie V, antérieure à 1965 (Vatican II) et qui date du concile de Trente (XVIème siècle) ne fut jamais abolie, nous l’oublions trop souvent. Le latin d’ailleurs est toujours la langue officielle de la liturgie. A ceux qui disent « on y comprenaient rien… ». Je rappel que en 1969, nos missels en latin possédaient en parallèle la traduction en français. Pendant nos pérégrinations est-ce que nous comprenons la messe dite en breton ou en brésilien ? Non, et pourtant nous assistons bien à une même et unique liturgie. La messe du rite Tridentin beaucoup l’ignore est resté considérée valable, c'est-à-dire dans le sens où elle a gardé toute sa validité au cours des siècles, cette forme noble de messe que tant de saints ont connues, et dont on a pu alors se sentir éloigner. En cette drôle d’époque déchristianisée où l’on détruit tant d’églises rurales en France. Pourquoi en resterions nous à des messes dépouillées des fastes et désacralisées. Je n’ai jamais compris ce dépouillement commencé ici dans les années 1970. Nous avions alors l’abbé Beisnard. Revenons à plus d’encens. Si cela peut permettre, avec plus de solennité et de ferveur, de rendre tout honneur à Jésus-Christ : « Tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles ».



2.7.07


Hier soir en écrivant cet article, je me disais que ce blog, ces post, finalement sont comme un journal où j’écris mes pensées du jour. Trois réflexions me sont venue à l’écriture : 1) nous n’avons pas à cacher notre foi 2) chrétiens, dans nos paroisses, nous ne sommes pas des super héros de Dieu 3) dans une église quoi de plus naturel que de voir un chrétien prier, sans que cela soit considéré en ce lieu comme ostentatoire.

Nous n’avons pas à cacher notre foi
Nous n’avons pas à rougir de Jésus (Luc 9 :26), nous n’avons pas à avoir honte de notre foi, nous n’avons pas à avoir honte de notre culture. La religion culturelle de France même pluri religieuse est le christianisme… Nous n’avons pas à craindre de nous revendiquez de telle confessions chrétienne, et donc de nous dire catholique même si nous n’employons plus guère le mot de « catholicité ».

Chrétiens, dans nos paroisses, nous ne sommes pas des super héros de Dieu

Non, chrétiens, nous ne sommes pas des super héros de la prière, de la vie avec Dieu… Mais dans la présence de Dieu en ce Tabernacle intérieur qu’est notre cœur de chair, nous faisons oraison. Nous éprouvons alors comme un sentiment amoureux. Ne sommes nous pas alors sous les flammes d’un amour… Notre âme, cette chapelle intérieure est alors baignée de lumière, il se passe quelque chose entre Dieu et nous, un feu nous consume, nous jette à genoux la gorge brûlante de larmes submergée par une joie émue… Comme nous regrettons que cela ne dure pas, et qu’il nous faille nous donner à d’autres activités. Si dans notre prière, et donc lors de nos entretiens avec le Seigneur, nous tutoyons Dieu, cela n’est pas par manque de respect mais à l’image de Jésus qui l’appeler « papa »( Abba), pour nous faire comprendre avec quelle familiarité nous pouvons nous adresser à Dieu qui a voulu que nous soyons pour lui des fils. Nous portons en nous une énergie chrétienne, nous nous sentons par moment inondés par la foi, oui bien sur mais ils nous arrivent également pendant quelques semaines de ne pas prier ni nous rendre à la messe, tout chrétiens que nous sommes, ils nous arrivent de vivre sans penser à Dieu.


Dans une église quoi de plus naturel que de voir un chrétien prier,
sans que cela soit considéré en ce lieu comme ostentatoire
On veut tellement que notre foi soit privée que même dans nos églises, nous finissons par nous sentir gêner d’allumer un cierge ou de nous agenouiller sur un prie-Dieu, ouvrir un Evangile afin de méditer sous les voûtes de cet édifice à l’origine fait pour sa, nous n’osons même plus sortir nos chapelets de nos poches sans d’ailleurs entendre des petites méchancetés « c’est pour se faire voir », etc. Nous n’oserions à peine fléchir la tète devant l’Autel qui représente le Christ, ni faire notre génuflexion devant le Tabernacle. Comme c’est désolant, comment en sommes-nous arriver là. A ce sujet, je me souviens du P. Cartier qui ranger son chapelet aux grains de nacres noir dans une petite boite d’allumette. Mettre un crucifix au mur de sa chambre devient de la bondieuserie. Quelque part sa rejoint ce que dis l'Evangile "ils chercheront à nous faire taire le nom de Jésus"... Alors que l'on a jamais autant chercher à nier la divinité de Jésus, à le réduire à un prophète parmi d'autres... tandis que l'on entends des prêtres nous dire ne pas croire par exemple aux anges, ou un autre encore en formation spirituelle, ne considéré la prière "par expérience" que comme "inefficace", et la réduire à un effet "placebo", il y a de quoi ce poser la question "mais qui faut-il croire?", "à qui se fier?" Quelle contradiction avec un autre le soir même dans son homélie nous dire que l'on pourrais très bien "fêter l'anniversaire de nos anges gardiens". c'est comme aller voir un exorciste qui ne croit pas au diable. Cela me rappel un prêtre qui disait à une réunion de parent "ne vous inquiétez pas, les catéchistes ne sont pas des illuminés mais des gens terre à terre". Un autre qui nous formait à l'Evangile nous dire combien il "déteste la représentation de Jésus en croix " et que lorsqu'il voyait un crucifix il n'avait qu'une envie celle de "détourner mon regard, je préfèrerai imaginer un Christ aérien". Certain en arivent à dire qu'il serait plus facile de croire en Jésus sans passer par l'Eglise. C'est du domaine du privé sa veut dire que cela ne regarde que nous et donc que cela ne regarde personne. Ainsi vivons-nous une foi "dissimulée" qui ne dérange personne mais qui fini par être une foi stérile.

29.6.07

"la leçon de catéchisme" de Jules Alexis Muenier 1890 Musée des beaux Arts Besançon
Des parents nous disent :
"ils ne savent plus rien, on ne leur apprend plus rien au catéchisme".

Parler d'avantage de Jésus

Les activités (découpage, collage, dessein, choisir des images, etc.) ou encore par exemple faire des poupées de laines et cartons pour participer au CCFD, cela fini par me faire penser à un centre aéré. Même si le catéchisme est toujours là pour apporter aux enfants des vérités à croire, dans un échange et non plus un martelage de crâne comme autrefois, le catéchisme est-ce que ce n’est pas d’abord et avant toute chose découvrir Jésus, et donc vivre une rencontre avec Jésus, par son Evangile et la prière, d’avantage qu’un acquis de savoir sur la doctrine ? N’est-ce pas que Jésus soit connu des enfants? J’ai l’impression que l’on parle si peut de Jésus, à force de s’étendre sur les fondateurs de la religion, en cherchant d’ailleurs à rationalisé au maximum, et donc en asséchant le « merveilleux », puis en s’attardant sur les services hiérarchiques de l’Eglise, comme jaurai aimé un catéchisme christocentrique…

Lire la Bible une priorité dans nos rencontre

La lecture de la Bible devrait être une priorité, mais pas dans un simple survol, mais jusqu’à « étudier » le texte, laisser parler Dieu aux enfants au travers les récits dans lesquels Il s’adresse à chacun, savoir nous taire pendant ce temps là afin que l’esprit Saint les interpelle lui-même ne croyant pas être seul ainsi en charge de leur dire Dieu à la manière d’un prof d’histoire. Les enfants aiment lire et bien laissons les lire. Laissons de temps en temps cette fichue méthode qui veut tout régenter pour laisser la place au naturel. Je trouve que la lecture de la Bible devrait être réalisée à chaque rencontre, comme c’est dommage de l’omettre pour autre chose. Il fallait Jésus pour que la Bible, dont l'Ancien Testament qui appartint alors aux seuls hébreux puisse nous atteindre et ouvre nos coeurs à Dieu. Mais pour que la Parole de Dieu nous parle, nous interpelle, faut-il encore que nous ouvrions la Bible. J’ai remarqué que bien des fois c’est ce faire plaisir à soi même ou du moins choisir au nom d’une méthode qui marche ailleurs ou qui se fait partout et donc qui tend à devenir une norme, que l’on choisi de faire dans la vidéo par exemple, alors qu’ils s’ennuient à mourir au bout de 10 minutes, la prière gestuel alors qu’il ne retiennent pas d’avantage les prières de cette façon ludique, ils font sa en s’amusant c’est certain mais au bout des trois années ils ne connaissent toujours pas leur prière usuelle, et puis on ne les écoute jamais pourquoi ? Ce sont eux qui demandent à avoir un cahier, à pouvoir à la maison avoir des choses à faire, à apprendre des prières etc. J’entends leur dire, attristé, « non, sa fait trop scolaire, on n’est pas au catéchisme comme à l’école », franchement pourquoi vouloir s’en tenir à nos choix d’adultes se voulant libérés les privant ainsi de ce qui les auraient aidé à se catéchisé par eux même et sans doute aider par leur parent qui eux même d’ailleurs s’étonnent aussi que cela ne se fassent plus.

Douce nostalgie

Je me souviens avec quel bonheur des enfants les premières années où je fis le catéchisme, étaient heureux de venir me trouver, à l’image de cette peinture (voir en haut) en me disant « Je sais ma prière, je peux vous la réciter ? », ils y avaient 4 prières que je leur avais proposé lorsqu’ils me demandèrent d'eux même de connaître les prières de l’Eglise, le Notre père, le Je vous salue Marie, le Credo, le Confiteor. Ils m’entourer tous alors attendant leur tour impatient, cela n’était-il pas une bonne manière de mémoriser les prières en ayant un plaisir en plus de les savoirs ? Cela permettait en plus de prier alors vraiment sans avoir à leur dire au milieu de la prière, excéder, « non, ce n’est pas sa, on recommence » ou bien encore de résumer la prière à la lecture d’un texte difficile du module ? Les enfants percevaient bien alors la différence entre les réciter puis les dirent ensemble en dialogue au Seigneur. Les formules de prières réciter non aucun sens si elles n'accompagnent pas une disposition de l'âme à l'entretien avec Dieu. C’est dommage de passer à coté de tout sa parce que l’on trouve sa trop démodé comme le fait de distribuer une image de la Vierge aux enfants comme j'ai pris l'habitude de le faire depuis ma première rencontre de catéchisme « vous en êtes encore là » m’avait –on dis un jour… Mais ce qui ne nous plaît plus intéresse pourtant toujours les enfants mais on y prête aucune attention, c’est quelque chose d’aimable pourtant et qui n’empêche nullement le déroulement pédagogique de la catéchèse et ses méthodes d’aujourd’hui. C’est aimer les enfants que de les conduire à toi, Seigneur, de les accompagner dans leur parcours spirituel, de les guider, dans ce cheminement nous ne sommes pas seuls, il y a Dieu. Il y a quelque chose de cruel et de pénible que de ne pouvoir suivre cette voie… Oui! Toutes ces choses que je porte en moi, il me fallait les confier à la manière que je catéchise les enfants en leur « racontant » la foi, en leur « confiant » comme un secret magnifique que l’on ne peut garder pour soi.

Ah! Être catéchiste...

Il y a chez le catéchiste une part merveilleuse qu’il a reçu de Dieu, il s’agit de la responsabilité, et dans le binôme, la coresponsabilité, celle de faire religion, c'est-à-dire, de faire le lien, de relier les enfants à Dieu. Cela est alors formidable lorsque par le biais des enfants cela atteins les parents, grâce soit rendu à Dieu pour ces merveilles ! A qui cela revient-il, si cela ne revient à Dieu. Ce serait cependant prétentieux de ma part que de vouloir dire ce qui pourrait ou non être avantageux dans notre catéchèse, je ne suis ni « spécialiste » ni « professionnel », je parle simplement de ce que je constate, de ce qui me vient à l’esprit et dans le cœur. Si l’on employer le temps qu’ils perdent à leur faire connaître les prières usuelles, cela serait fort utile, pourquoi ce refus obstiné de scinder le groupe en deux partie, trouvant comme excuse qu’ »ils ne travailleraient pas tous au même rythme », pourquoi Seigneur tout ce temps gager. Je trouve au contraire que cela serait positif dans le sens où au moment où ils se rejoignent pour échanger sur ce qu’ils viennent séparément de travailler, ils exposent alors leur travail les uns aux autres, il y a la dedans de la complémentarité, une participation plus grande par eux-mêmes à leur catéchèse. La valorisation de leur travail est pour eux motif de motivation.