8.7.07


Grand merci à Benoît XVI


Un très grand merci à Benoît XVI. Enfin, quel bonheur. Combien ne s’y attendaient plus. Mais en fait cela va-t-il concerner notre paroisse ? Y trouverons-nous «un groupe stable de fidèles » suffisant à la rendre possible et des prêtres volontaires. Aujourd’hui, alors que l’on bricole avec les enfants et s’attardent sur eux-mêmes, il est bon de leur rappeler ainsi que dans nos eucharisties, c’est vers Dieu que l’on se tourne. Le latin nous rappel concrètement que nous sommes de l’Eglise universelle dans le sens moderne de tous une même Eglise où que l’on soit dans le monde mais sans omettre pour autant le mot Catholique qui fait penser à la fidélité avec Rome. Nous en sommes hélas réduit à des liturgies si « simplifiées » que des assistants dans la foule ayant oublié sans doute la signification de la messe en viennent à donner à manger des bananes à leur enfant au moment de la consécration. On a trop oublié le sens sacré de l’Eucharistie, en croyant peut-être participer à un pique-nique du souvenir, réduisant la consubstantiation en un geste symbolique. Des jeunes revenant s’assoir après la communion en faisant une grimace, disaient « Berk, ça a mauvais gout». Oui, nous avons besoin de redonner le sens du sacré dans la liturgie de l’Eucharistie. Nous n’avons même plus le Tamtum ergo à l’Adoration ni le Kyrie Eleison. Nous avions même fini par nous sentir si peu en union avec Rome, le P.Cartier nous dit un jour à une réunion du Rosaire où il avait amené sa guitare (il pinçait les cordes à la manière de Béard) afin que nous chantions des chants de Thérèse et tandis que l’on entendait certain d’entre nous dire « où en est notre chrétienté ? », « dans nos églises de villages, on est loin de Rome », etc. Il nous dit une phrase simple mais qui nous parue si bienvenue « n’oublions jamais que nous appartenons à l’Eglise latine ». Je me souviens d’une fois, alors que je participais un dimanche à une eucharistie, nous avions à chanter le Gloria en latin comme nous ne l’avions que si rarement l’occasion de le faire, ce fut sans doute à une messe de Pâques, j’était le seul à chanter avec bonheur ce chant tandis que dans ma rangée tous se taisaient, je ne pouvais alors contenir ma joie en priant alors deux fois (chanter, c’est prier deux fois dis Saint Augustin), je me suis entendu dire « allez vous vous taire », « en voila un qui fait sa au pape », est-ce normal ? J’en fus profondément blesser. On me disait alors, comme pour me prévenir gentiment de ne rien dire à ce sujet « le latin est mal vu par chez nous, encore plus les Traditionalistes, même le simple fait d’en parler… ». La messe du rite Saint Pie V, antérieure à 1965 (Vatican II) et qui date du concile de Trente (XVIème siècle) ne fut jamais abolie, nous l’oublions trop souvent. Le latin d’ailleurs est toujours la langue officielle de la liturgie. A ceux qui disent « on y comprenaient rien… ». Je rappel que en 1969, nos missels en latin possédaient en parallèle la traduction en français. Pendant nos pérégrinations est-ce que nous comprenons la messe dite en breton ou en brésilien ? Non, et pourtant nous assistons bien à une même et unique liturgie. La messe du rite Tridentin beaucoup l’ignore est resté considérée valable, c'est-à-dire dans le sens où elle a gardé toute sa validité au cours des siècles, cette forme noble de messe que tant de saints ont connues, et dont on a pu alors se sentir éloigner. En cette drôle d’époque déchristianisée où l’on détruit tant d’églises rurales en France. Pourquoi en resterions nous à des messes dépouillées des fastes et désacralisées. Je n’ai jamais compris ce dépouillement commencé ici dans les années 1970. Nous avions alors l’abbé Beisnard. Revenons à plus d’encens. Si cela peut permettre, avec plus de solennité et de ferveur, de rendre tout honneur à Jésus-Christ : « Tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles ».



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